Remontées capillaires : comment les reconnaître, les traiter et à quel prix
Combien consomme une clim (airco) ? Calcul simple, facteurs (SEER/SCOP, isolation, consigne), exemples concrets et astuces pour réduire la facture sans perdre en confort.
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Signature : humidité en bas des murs, salpêtre, enduits qui s’effritent, plinthes qui se décollent. Souvent constant (pas seulement après pluie).
La maçonnerie agit comme une mèche : l’eau du sol remonte. Les maisons anciennes ont souvent une barrière horizontale absente/inefficace. Un sol extérieur trop haut et des enduits “fermés” aggravent.
Un diagnostic sérieux mesure à plusieurs hauteurs, observe les sels et vérifie les abords. Le but : confirmer la capillarité et exclure infiltration/condensation.
Approche durable = stopper la remontée + gérer les sels + finitions compatibles.
Le protocole (perçage, pas, profondeur, produit) fait la différence.
Drainage/abords si le terrain charge le mur en eau.
Indispensable pour éviter que les marques reviennent.
À faire au bon moment. Peinture trop tôt = cloques.
Deux injections peuvent avoir des résultats très différents. Ce qui compte :
Si un devis dit juste “injection anti-humidité” sans ces détails, tu ne peux pas juger la qualité du traitement.
Les écarts viennent du périmètre : préparation, évacuation, enduits et finitions. Compare des devis “à surface égale” et demande ce qui est inclus/exclu.
| Poste | Pourquoi ça varie | À vérifier |
|---|---|---|
| Injection | mètres/épaisseur | protocole |
| Préparation | dépose enduits | surface incluse |
| Enduits | niveau sels | système prévu |
| Finitions | peinture/plinthes | inclus/exclu |
Même après traitement, le mur met du temps à sécher. Le bon planning :
La capillarité se voit rarement “en haut” d’un mur. Elle commence presque toujours en bas, parce que l’eau vient du sol. Le signe le plus typique est un enduit qui s’effrite, accompagné de salpêtre (sels). Ces sels sont importants : ils attirent l’humidité et marquent les finitions.
Le piège : confondre capillarité et condensation. La condensation touche plutôt les angles et surfaces froides, surtout en hiver. La capillarité, elle, est persistante et localisée bas. Si tu traites une capillarité comme une condensation (ventilation seule), tu améliores parfois l’odeur… mais tu ne stoppe pas la remontée.
Un devis “injection anti-humidité” en une ligne ne permet pas de comparer. Une injection sérieuse doit préciser : mètres linéaires, épaisseur du mur, pas de perçage, profondeur, produit, mode d’injection, et préparation. Pourquoi ? Parce que le mur n’est pas un tube parfait. S’il est irrégulier, l’espacement et le protocole comptent.
Après traitement, le mur sèche lentement. Si tu refermes trop vite (peinture fermée, enduit non compatible), tu crées des cloques et tu vois des marques. Beaucoup de gens concluent “l’injection ne marche pas” alors que la barrière est en place, mais que les finitions sont mauvaises ou trop tôt.
La règle simple : suivre les recommandations du pro sur les délais, ventiler correctement, et choisir des enduits/peintures compatibles.
Sur les remontées capillaires, le prix “par mètre” n’a de sens que si le périmètre est identique. Deux devis peuvent avoir 30–50% d’écart parce que l’un inclut la dépose des enduits et les finitions, l’autre non. Le premier paraît plus cher… mais il est souvent plus complet.
Pour comparer, demande toujours :
Un bon devis explique aussi ce qui se passe après : comment on suit le séchage, quand on refait les finitions, et quelles finitions sont compatibles. Sans ça, tu risques de refermer trop tôt et de “voir revenir” des marques.
Souvent : beaucoup de sels. Ici, le traitement anti-sels et les enduits compatibles sont presque aussi importants que l’injection. Si tu “injection + peinture”, tu revois des traces.
Si la terre/terrasse est trop haute, le mur est “arrosé”. Dans ce cas, corriger le niveau, créer une zone drainante, ou gérer les abords est souvent nécessaire en complément.
La cave peut cumuler pression d’eau, condensation et capillarité. Le diagnostic doit trancher, sinon on traite l’effet. Voir aussi le {internal_link("humidite-cave-solutions-drainage-cuvelage-ventilation","guide cave")}.
Les remontées peuvent être localisées. Un pro sérieux précise les zones, pas “toute la maison”.
Sur les remontées capillaires, les écarts viennent du périmètre : préparation, gestion des sels, enduits compatibles et finitions. Un devis “injection seule” paraît moins cher… mais il déporte souvent des coûts.
| Élément | Injection “simple” | Traitement complet |
|---|---|---|
| Mètres linéaires / épaisseur | Non précisés | Précisés + protocole |
| Préparation | Souvent absente | Dépose enduits + protection + évacuation |
| Sels (salpêtre) | Ignorés | Traitement anti-sels + enduits adaptés |
| Finitions | Exclues | Claires (ou exclusions écrites) |
| Timeline | “Ça sèche vite” | Délais réalistes + conditions |
Beaucoup de propriétaires perdent du temps parce qu’ils suivent des conseils “rapides”. Voici les mythes les plus courants :
Une approche durable, c’est : barrière/injection + gestion des sels + enduits compatibles + patience sur le séchage.
Pour éviter de payer une injection “au rabais”, voici la checklist écrite à demander :
Identifier la cause (condensation, infiltration, capillarité), diagnostiquer en 30 minutes et choisir la bonne solution durable.
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Buée, gouttes, angles noirs : comprendre la condensation et choisir les solutions qui fonctionnent (extracteur, VMC, isolation ciblée).
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Nettoyage + plan anti-retour : protocole simple, produits selon support, et prévention durable via ventilation et surfaces froides.
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Trouver la source (toiture, façade, châssis), prioriser les réparations et éviter de refaire les finitions trop tôt.
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Choisir et dimensionner une ventilation efficace : entrées d’air, débits par pièce, circulation, bruit et entretien.
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Capacité, type (compresseur/dessiccant), placement, coût d’usage : choisir le bon déshumidificateur et connaître ses limites.
Lire l’article →Injection stoppe la remontée ; drainage peut compléter selon le terrain/cave.
Mur pas sec ou peinture non compatible ; les sels marquent.
Souvent semaines à mois selon épaisseur et ventilation.
Mètres, protocole, préparation, finitions, garantie.
Non si le mur est alimenté en eau : c’est un soutien au mieux.